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Les grandes catastrophes en Suisse de 1356 à 2019

Dans l'histoire des plus grandes catastrophes naturelles en Suisse, les orages, intempéries, phénomènes météorologiques extrêmes, inondations et avalanches sont connus depuis des décennies comme les phénomènes les plus importants en Suisse. Comparé aux tremblements de terre qui sont eux, beaucoup plus rares chez nous.  De mémoire d’homme comme disent les sources, la Suisse a toujours connu des phénomènes naturels qui ont parfois causé des victimes et de très importants dégâts.



18 octobre 1356

À Bâle, un gigantesque tremblement de terre d’une magnitude 6,6 sur l’échelle de Richter, provoqua la mort de 457 personnes et 323 animaux.

À ce jour le tremblement de terre de Bâle est le plus puissant historiquement attesté en Suisse.

Les données disponibles ne permettent pas d’établir clairement les dommages, selon certaines sources, il y aurait eu jusqu’à 2000 morts.


30 septembre 1513

Le flanc ouest du mont Crenone s'est effondré. Investissant et dévastant la zone à l'embouchure du Val di Blenio.

Les débris ont formé un barrage qui dans sa partie la plus basse atteignait une hauteur de 60 mètres. Le village de Malvaglia a été complètement inondé et seul le clocher émergeait de l'eau, tandis que le village de Loderio a été complètement détruit et enseveli par le glissement de terrain. Un lac de 5 km de long s'est rapidement formé en amont du glissement de terrain.


20 mai 1515

Au Tessin, le barrage de débris de 1513 qui retenait l'eau a cédé, provoquant une vague d'eau et de boue encore plus dévastatrice que le premier événement.

Toute la région en aval a été fortement endommagée et partiellement submergée par le ruissellement généré par l'effondrement du barrage. Tous les ponts qui reliaient les rives du Tessin entre la pente raide et le lac Majeur ont été détruits.

Selon les sources, entre 200 et 600 personnes trouvent la mort, et 400 bâtiments sont détruits.


1548

Un raz-de-marée Buzza di Biasca Tessin,1548, tiré de histoire de la protection contre les crues en Suisse.










23 juillet 1764

De violentes intempéries touchent la région de Buochs dans le canton de Nidwald, au bord du lac des Quatre Cantons.

Ce jour là, onze personnes perdent la vie, onze fermes et huit étables sont complètement détruites et de nombreuses autres maisons endommagées.

Le village de Buochs est dévasté par la boue et les matériaux charriés.


2 septembre 1806

Un éboulement dû à l'écroulement d'une partie de la montagne de Goldau.

Plus de 40 millions de mètres cubes de roches et de pierres avaient déferlés sur la vallée.

457 personnes ont perdu la vie et plus de 320 bâtiments ont été détruits ce jour-là.

Il s'agit d'une des plus grandes catastrophes naturelles de Suisse.


27 et 28 août 1834

Les cantons du Valais, Grisons, Tessin, Uri et Glaris ont connu de graves Inondations qui générèrent d’énormes dégâts.

Entre Oberwald et Geschenen, un parcours d'environ 10 kilomètres, fut entièrement recouvert de sable et de limon. Les villages d'Unterwasser et de Zumloch furent partiellement détruits, recouverts de pierres et de fragments de roche. De nombreuse villes virent leurs rues et bâtiments plongés dans 90 à 150 cm de boue et d'eau.

Cette masse incalculable de pierre, de bois, de terre, s'élargit et se déposa peu à peu dans la vaste plaine de Naters, Gliss, Gamsen, Brigerwald et Eiholz. De la vallée du Simplon, la Saltine amena un tel amoncellement d'alluvions que la ville de Brigue faillit en être recouverte.

La région entre Viège et Loèche-les-Bains, fut transformée en un immense lac. Toutes les communications étaient impossibles. Les ponts de Loèche-les-Bains, de Lalden, de Baltschieder, ainsi que la plupart des digues ont céder à la violence des flots.


16 et 17 septembre 1852

L’Aar et le Rhin débordent.

L’Aar atteint son plus haut niveau jamais enregistré, ce qui entraîne également une forte montée des eaux du Rhin. Celles-ci dépassent d’au moins un mètre le niveau atteint lors de la crue de 1999.


L'année 1868 est calamiteuse.

A l'automne, une accumulation d’épisodes extrêmement pluvieux, dans les bassins versants du Tessin et des Grisons, provoque de terribles crues et inondations entraînant la mort d’une cinquantaine de personnes et d’immenses dégâts matériels.

Cette année-là, septembre fût particulièrement humide, faisant déjà monter le niveau des lacs. Les deux épisodes de fortes précipitations survenus à la fin du mois puis durant les premiers jours d’octobre entraînèrent des inondations sur les deux versants du massif alpin.

Les 1118 mm d’eau, soit plus de 1000 litres par mètre carré, tombés en une semaine au col du San Bernardino constituent un record de pluviométrie pour la Suisse. Au nord, la vallée du Rhin et au sud celle du Tessin furent submergées par les eaux. Le 4 octobre 1868, le lac Majeur atteignit la cote de 200,23 mètres, soit son plus haut niveau jamais mesuré à Ascona.

La solidarité nationale vient au secours des cantons les plus touchés et l’événement pousse l’État fédéral à se préoccuper des moyens de lutte contre ce genre de catastrophes.


Sous les auspices de l’Institut de géographie de l’Université de Berne, un groupe interdisciplinaire de chercheurs fait le point sur les causes et les conséquences de ces inondations ainsi que sur les leçons que la Suisse en a tirés et qui ont valeur pour l’avenir.


Absence d’événements à partir de 1875 environ

La Suisse reste pendant longtemps épargnée par les grandes catastrophes naturelles donnant naissance à un sentiment de sécurité trompeur. Le risque d'une catastrophe est presque entièrement oublié et la protection contre les crues reléguée au second plan. Pendant la même période, la surface d’habitat augmente, et de nombreuses grandes infrastructures voient le jour.


12 juin 1926

À 18h, il n'aura fallu que 5 à 6 minutes pour que le vent dévaste La Chaux-de-Fonds, mais aussi les Franches Montagnes. Au moment où le cyclone s’est déclenché, il était formé de deux nuées noires, venant de directions opposées, l’une du sud, l’autre de France. C’est au moment où la jonction s’est faite que le tourbillon s’est produit. La catastrophe laissa un paysage de désolation. Beaucoup de maisons ont été détruites, voire retournées comme des jouets. L’occupant d’un bateau chaviré ne sera jamais retrouvé et un enfant emporté par le vent meurt à l’hôpital. Les jours qui ont suivi, les dégâts seront estimés à plusieurs millions de francs. Une chasse au fauve avait été déclenchée pour retrouver un lion échappé d'un zoo.


10 août 1959

Un orage particulièrement meurtrier frappe de plein fouet les rives du Léman. C’est à Lausanne qu’il frappe le plus fort, vers 14h. Le bilan est de huit morts. Parmi eux, une femme de 49 ans tuée par la chute d’un arbre sur sa tente au camping de Vidy. Ses deux filles s’en sortent gravement blessées. Plus de 800 arbres sont arrachés rien qu’à Vidy, et au-delà de la capitale vaudoise, les débris jonchent les rues de Préverenges à Montreux. Mais l’ouragan n’en reste pas là, puisqu’il traverse la Suisse jusqu’au lac de Constance, semant également la mort à Bienne et sur le lac des Quatre Cantons.


26 août 1971

Comme La Chaux-de-Fonds en 1926, la vallée de Joux en a fait les frais le 26 août 1971. Le lendemain, la «Feuille d’Avis de Lausanne» dépeint une image choc. La violence du vent a arraché les arbres sur une bande de 25 km entre L’Orient et Romainmôtier, créant une tranchée de 200 à 500 mètres de large. Cela représente près de 700 terrains de football. Si aucun mort n’est à déplorer, on compte plusieurs toits arrachés et des dizaines de caravanes écrasées les unes contre les autres dans un camping. Au Brassus, une jeune femme est emportée par le vent dans sa voiture à plusieurs dizaines de mètres de la route. Ce n’était pas une première, puisque la Vallée avait déjà vécu les assauts d’une tornade le 19 août 1890. Plus puissante que celle de 1971, elle avait détruit ou endommagé une centaine de maisons, suivant presque la même trajectoire. 


1987 une succession d'intempéries

L’année 1987 s’est révélée être difficile. La population Suisse subit de multiple catastrophes. Presque toute la Suisse a été touchée par des intempéries.

Un printemps exceptionnellement froid et humide et de nombreuses crues ont provoqué des dégâts importants. Cela a commencé en avril et mai avec des glissements de terrains. Puis en juin, des pluies fréquentes et persistantes, ce qui activa d’autres glissements de terrains et provoquèrent des crues dans beaucoup de cours d’eau. Les quantités importantes d’eau, liées à la fonte tardive de la neige, sont à l’origine de beaucoup de crues de rivières. L’importance des volumes écoulés a amené les lacs périalpins à leur niveau maximal.

Enfin, les premiers jours de juillet ont été marqués par cinq violents orages recensés sur une semaine seulement. Mais les vraies catastrophes de cette année commencèrent les 18 et 19 juillet. Des précipitations diluviennes causèrent de gros dommages surtout dans les cantons du Tessin et des Grisons. Une situation météorologique similaire se reproduit les 24 et 25 août en provoquant des intempéries extrêmes au Gothard et a eu des effets dévastateurs dans les cantons d’Uri, du Valais, du Tessin et des Grisons. Dans la plaine de la Reuss, des ruptures de digues ont provoqué l’inondation de 420 hectares de terres cultivées. Plus de 700 bâtiments ont été endommagés. La ligne de chemin de fer du Gothard a subi une interruption totale de de trois semaines. La route cantonale et l’autoroute ont été coupées en plusieurs endroits. Les dommages les plus importants ont été provoqués par les débordements de torrents.


27 février 1990

La tempête Vivian, avec des vents mesurés à 268 km/h au Grand Saint-Bernard. 

Arrivée depuis la pointe sud de l’Angleterre, la dépression a fondu sur l’Europe, provoquant d’énormes dégâts sur les forêts. Deux trains ont été soulevés de leurs rails au col de l’Oberalp. Quatre personnes ont perdu la vie dans le pays et les opérations de déblaiements ont coûté environ 100 millions de francs. Les accidents de travail dans le domaine forestier ont doublé l’année suivante.


25 septembre 1993

Plusieurs semaines d'intempéries ont fait sortir la Saltina et le Rhône de leur lit. Les crues causèrent un véritable désastre à Brigue dont le centre ville et notamment le quartier de la gare, se retrouvent embourbés sous plusieurs mètres de limon. Les commerces sont éventrés, les maisons inondées jusqu'au deuxième étage, l'électricité est coupée et les évacuations d'urgence sont menées par hélicoptères. L'ensemble du Valais, la vallée du Rhône en particulier, est en état de crise. Il s'agit des plus graves inondations que le canton a connu depuis un demi-siècle.


19 juillet 1994

Un incroyable glissement de terrain ravage la colonie de vacances de Falli-Hölli (FR) et les chalets des alentours, (évacués un mois plus tôt). Entre 30 et 40 millions de mètres cube de terre se déplacent depuis la montagne du Schwyberg en direction de la vallée. Le corps du glissement mesure 2 kilomètres de long sur 700 mètres de large, pour une profondeur allant jusqu'à 70 mètres. Un tel volume représente l'équivalent de 12'000 à 16'000 piscines olympiques!

La terre parcourt jusqu'à 6 mètres par jour en direction du ruisseau du Höllbach. La plupart des maisons et hôtels sont détruits, les camps de vacances et militaires sont dévastés également.

En août, le glissement de terrain atteint le Höllbach et obstrue ce dernier, formant un barrage et un petit lac. Le scénario d'une rupture de la digue suscite de l'inquiétude, mais ne se concrétise pas.

Au printemps 1995, la situation est stabilisée. Les ruines des bâtiments seront désintégrées en été 1996. Sur place, plus rien ne rappelle la colonie à part quelques rares restes et une pierre commémorative.


26 décembre 1999

L'ouragan Lothar dévastait le pays et couchait dix millions d'arbres et infligeait des dégâts évalués à 1,35 milliard de francs. Lothar a secoué les Suisses au lendemain de Noël!

La tempête a tué 14 personnes lors de son passage et a emporté la vie de15 autres, l'année suivante, lors des travaux de déblayage et débardage. Au total,10 millions d'arbres ont été rasés dans notre pays. Les cantons de Berne, Fribourg, Lucerne et Nidwald ont été particulièrement touchés. Dans ces régions, le bois anéanti représentait quatre à dix fois la production annuelle.


11, 14 et 15 octobre 2000

Entre le 11 et le 15 octobre 2000, 800 millimètres de pluie s’abattent sur le Haut Valais. Un torrent de boue coupe le petit village de Gondo en deux et emporte une dizaine de maisons sur son passage. Treize personnes perdent la vie. Les torrents sont en crue, les sols gorgés d’eau et les autorités enregistrent plusieurs glissements de terrain dans la région. En alerte maximum, les pompiers sont sur le pied de guerre. A Gondo, environ 10’000 mètres cubes de sédiments s’accumulent derrière un mur en béton armé. Ce mur d’une quinzaine de mètres de long sur 6 mètres de haut, constitué de six blocs encastrés les uns dans les autres, doit protéger la route nationale des chutes de rochers de l’impressionnante falaise qui surplombe le village. La pression de la coulée s’accentue et le 14 octobre, trois blocs de 600 mètres cubes chacun culbutent abruptement vers l’avant. Un premier reste en amont du village, un second s’écrase contre la tour Stockalper et le dernier dévale la pente à plus de 60 km/h, traversant toute la localité jusqu’à la Doveria en crue. Il est 10h30, Gondo est dévasté! Le village est inaccessible, la route du Simplon est fermée depuis le col en direction de l’Italie, les hélicoptères sont cloués au sol par la météo et les lignes téléphoniques sont en partie coupées. La gare d’Iselle est sous les eaux et la circulation ferroviaire est interrompue.

Le 14 octobre, guides, chiens, pompiers et médecins parviennent à rejoindre Gondo peu après midi. Dans les jours qui suivent le drame, onze corps sont dégagés. Deux habitants ne seront jamais retrouvés.

Les conditions sont exécrables et les glissements de terrain se succèdent sur l’ensemble du Valais. Le débit du Rhône avait atteint 900m3 par seconde à Sion, soit plus du double de son débit habituel. Sur l’ensemble du canton, plus de 3000 personnes seront évacuées.


15 novembre 2002

Des éboulements et des inondations se produisent dans tout le pays en raison de fortes pluies. Plusieurs personnes sont blessées dans un éboulement à Schlans dans les Grisons. Les lignes ferroviaires du Simplon et du Gothard sont bouclées. Une inondation ravage le village de Lully provoquant de très importants dégâts. Une centaine de personnes doivent être évacuées à cause de la montée des eaux du cours d'eau qui traverse la localité.


3 juin 2004

L'Aar déborde à plusieurs endroits entre Thoune et Berne. Le quartier de Matte à Berne est bouclé. A Obwald, le lac de Sarnen déborde et inonde la gare de Sachseln. Un garçon de dix ans meurt dans un ruisseau en furie à Wasen dans le canton de Bern.


21 et 23 août 2005

De violentes précipitations provoquent de gros dégâts aux infrastructures routières et ferroviaires dans les Alpes. Sept personnes décèdent. Plusieurs zones des villes de Berne, Lucerne, Sarnen et Engelberg se retrouvent sous l'eau.

La Suisse romande n'y échappe pas. Mi-juillet, les rives du Léman sont balayées par un violent orage causant d'importants dégâts sur toute la côte de Genève à St-Gingolph. Arbres abattus, voitures et toitures détruites, vignes hachées par les grêlons, inondations, le bilan matériel est lourd mais ces orages d'une intensité rare n'ont pas fait de victime. Coûts totaux des dégâts causés par les intempéries se montent à 3 milliards de francs.


8 juin 2007

Des orages de grêle font de gros dégâts en Suisse, trois personnes meurent dans des inondations à Huttwil et Eriswil.


17 juillet 2009

Au Tessin, de violents orages et des vents tempétueux font des dégâts dans plusieurs régions et perturbent fortement le trafic.

A Grafenort, deux enfants se noient dans un ruisseau.


10 octobre 2011

D'intenses chutes de pluie et la fonte des neiges font déborder ruisseaux et rivières dans l'Oberland bernois, en Valais et en Suisse centrale. Plusieurs vallées, comme le Lötschental, subissent de très importants dégâts.


20 juin 2013

Une tempête frappe la Fête fédérale de gymnastique à Bienne. Près de 90 personnes sont blessées, le plus souvent légèrement, mais un homme frappé par la tempête succombera un an et demi après les faits.


24 juillet 2014

Une partie de l'Emmental est victime d'inondations rarissimes par leur intensité, comme la Suisse n'en connaît qu'une fois tous les 350 ans, selon les météorologues. La région de Schangnau est la plus touchée, mais aussi d'autres zones du pays.


5 novembre 2015

Six personnes meurent dans des intempéries en Suisse, dont cinq suite à des glissements de terrain dans les Grisons et au Tessin.


21 juin 2019

Une tempête s'abat sur la région du Val-de-Ruz. Le Seyon, qui traverse Villiers et Dombresson, déborde et emporte tout sur son passage. L'eau monte à plus d'un mètre dans les rues des villages et des dizaines de véhicules sont emportés par les masses d'eau. Une personne décédera de ses blessures quelques jours plus tard et trois autres sont blessées.


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